Documentation Mistiche
CGU/CGV
Citations et remerciements
Introduction
SemiRimeS Mistiche est un outil d'analyse de poésies en français. Il prend en entrée
un texte libre et produit une série de tableaux portant sur la métrique, les rimes,
la phonologie et le lexique.
Mistiche s'adresse aux poètes souhaitant vérifier la régularité de leurs vers, aux
lecteurs qui analysent une œuvre classique, ou à toute personne curieuse de la
phonologie du français.
Les abonnés bénéficient de recherches illimitées. Sans abonnement, il n'est possible
d'utiliser l'outil.
Cette documentation vous guidera à travers toutes les fonctionnalités de Mistiche.
Formulaire
Collez ou saisissez votre texte dans la zone de saisie, configurez les options
souhaitées, puis cliquez sur Valider pour lancer l'analyse.
Le bouton Réinitialiser efface le texte et remet toutes les options
à leur état par défaut.
Le bouton Tester avec un exemple charge un poème de démonstration
pour explorer les résultats sans avoir à saisir un texte.
Chaque paragraphe est considéré comme une strophe ; chaque ligne est considérée
comme un vers.
Options
Diphtongues classiques
Lorsque cette option est activée, Mistiche applique les règles de synérèse et de
diérèse propres à la versification classique française. Elle influe sur le décompte
des syllabes, la détection des hiatus et les calculs phonologiques.
Désactiver cette option revient à traiter tous les groupes de voyelles consécutives
comme une seule syllabe, sans appliquer les distinctions classiques.
Par exemple, le mot "attention" donne :
- a/tɑ̃/si/jɔ̃ (4 syllabes) si l'option est activée,
- a/tɑ̃/sjɔ̃ (3 syllabes) si l'option est désactivée
[Rime] Équivalence des voyelles
Autorise certaines paires de voyelles à être considérées comme équivalentes dans
le calcul des rimes. Les paires concernées sont :
/a/-/ɑ/ (balle / pâle), /o/-/ɔ/ (peau / port),
/ɛ̃/-/œ̃/ (brin / brun).
Cette option n'influe que sur le tableau
Rimes.
Pour plus d'informations, consultez la
documentation ZemiR.
[Rime] Consonne d'appui
Autorise l'équivalence des consonnes d'appui dans le calcul de la richesse des rimes.
Cette option n'influe que sur le tableau
Rimes.
Pour plus d'informations, consultez la
documentation ZemiR.
Appliquer l'élision néo-classique
Cette option concerne la manière dont est traitée la terminaison -e muet
au pluriel, à l'intérieur d'un vers.
En poésie classique (option désactivée), les mots se terminant
par une voyelle suivie de -es ou -ent pluriels ne peuvent pas
être élidés à l'intérieur du vers : le e muet est obligatoirement prononcé,
ce qui crée un hiatus interdit. Ces mots sont donc réservés à la rime.
Exemple : "destinées car" → /des/ti/ne/ə/kar/ (5 syllabes, hiatus).
En poésie néo-classique (option activée), ce même e peut
être élidé à l'intérieur du vers, même pour les pluriels précédés d'un phonème
voyelle. Exemple : "destinées car" → /des/ti/ne/kar/ (4 syllabes, sans hiatus).
Poésie
Cet onglet regroupe les analyses propres à la versification : métrique, rimes, hiatus et diphtongues. Les résultats sont présentés strophe par strophe.
1) Nombre de syllabes
Ce tableau affiche, pour chaque vers, le nombre de syllabes et la segmentation
phonémique correspondante.
La colonne Nb.syll indique le nombre de syllabes du vers.
La colonne Vers affiche sur deux lignes :
- le texte orthographique original,
- la transcription phonémique syllabée, avec les voyelles colorées pour
faciliter la lecture.
Le décompte tient compte de l'option
Diphtongues classiques
et de l'option
Élision néo-classique.
2) Rimes
Ce tableau analyse les rimes de chaque vers au sein du poème entier et les classe selon leur qualité et leur localisation.
Colonne "Occurrences"
Elle liste les mots rimant avec la fin du vers, classés d'abord par localisation,
puis par richesse décroissante. Au maximum 6 rimes sont affichées par vers.
La localisation distingue :
- les rimes internes (in) : trouvées dans la même strophe,
affichées avec un encadré plein en gras,
- les rimes externes (out) : trouvées en dehors de la strophe,
affichées avec un encadré en pointillés.
La couleur indique la richesse de la rime :
- orange : rime pauvre (un son en commun),
- jaune : rime suffisante (deux sons en commun),
- vert : rime riche (trois sons en commun),
- violet : rime très riche (plus de trois sons en commun).
En passant la souris sur un mot, vous pouvez consulter le score exact et le
détail de la rime.
Colonne "G/N"
Elle indique le genre et le nombre de la rime du vers :
M / F pour masculin ou féminin, S / P pour singulier ou pluriel.
Ces informations sont utiles pour vérifier la régularité des schémas rimés en
versification classique. En effet, un mot masculin singulier ne peut pas rimer
avec un mot masculin pluriel, même si la rime est phonologiquement riche.
Colonne "Vers"
Affiche le texte orthographique sur la première ligne et la transcription phonémique
syllabée sur la seconde. Le dernier mot du vers est mis en évidence :
- en gris si aucune rime n'est trouvée dans l'ensemble du poème,
- dans la couleur correspondant à la meilleure rime détectée.
3) Hiatus
Un hiatus est la succession de deux sons voyelles. Ce tableau les détecte et les classe selon leur type, certains étant acceptés, tolérés ou interdits en versification classique.
Hiatus interne
Il se produit à l'intérieur d'un même mot (koala, aérien,
poésie). En poésie classique, ce type est accepté.
Il n'est pas surligné dans le tableau.
Hiatus externe de transition
(surligné en rouge)
Il apparaît lorsque le premier mot se termine par un son voyelle et que le suivant
commence par un son voyelle, sans liaison. Exemples : "beau ordinateur" (o/o),
"parlé ici" (e/i).
À noter : les liaisons empêchent ce type d'hiatus ("beaux ordinateurs" → o/zo).
Le mot "et" ne fait pas la liaison avec le t et produit un hiatus devant une voyelle
("et aussi"), contrairement à "est-elle".
Ce type est interdit en poésie classique.
Hiatus externe par élision
(surligné en orange)
Il se produit lorsque le premier mot se termine par un e muet et que le suivant
commence par un son voyelle. Exemples : "grue énorme" (y/e), "brûlée au" (e/o).
Ce type est toléré en poésie classique.
E muet non élidable
(surligné en violet)
Ce cas concerne les mots au pluriel dont la terminaison grammaticale contient
un e muet qui ne peut ni être prononcé ni élidé :
joies, moues, portées, etc.
(terminaisons : -aies, -ayes, -ées, -eues, -ies, -oies, -oues, -ouies, -ues, -uies).
Ce n'est pas un hiatus à proprement parler, mais une contrainte liée au e muet.
En poésie classique, ces mots sont interdits à l'intérieur du vers et doivent être
placés à la rime. L'option
Élision néo-classique
permet de s'affranchir de cette règle.
Hiatus externe par h aspiré
(surligné en vert)
Il se produit lorsque le premier mot se termine par un son voyelle et que le suivant
commence par un h aspiré (hache, hamster, héros…).
Le h aspiré agit comme une consonne et empêche la liaison : "la hache" (a/a).
Pour distinguer h aspiré et h muet : si la liaison sonne faux, c'est un h aspiré
("la honte" et non "l'honte"). Le h muet ("hôpital", "homme") produit quant à lui
un hiatus de transition s'il y a succession de voyelles.
Ce type est accepté en poésie classique.
Pour aller plus loin sur les hiatus, deux articles de référence sont disponibles
dans l'interface.
4) Diphtongues
Ce tableau met en évidence les synérèses et diérèses dans les vers, selon les règles de la poésie classique (modifiables via l'option Diphtongues classiques).
La diérèse consiste à séparer deux voyelles consécutives en deux
syllabes distinctes, chaque voyelle est prononcée séparément.
La synérèse est l'inverse : deux voyelles consécutives fusionnent
en une seule syllabe.
Ces phénomènes ne concernent que les semi-consonnes /j/, /ɥ/ et /w/ :
- /j/ : "lion" peut se prononcer "li-on" /li-jɔ̃/ (diérèse)
ou "lion" /ljɔ̃/ (synérèse),
- /ɥ/ : "druide" peut se prononcer "dru-ide" /dʁy-ɥid/ (diérèse)
ou "druide" /dʁɥid/ (synérèse),
- /w/ : "fouet" peut se prononcer "fou-et" /fu-we/ (diérèse)
ou "fouet" /fwe/ (synérèse).
Le tableau affiche pour chaque vers le nombre de synérèses et de diérèses
détectées via deux colonnes :
- Syn. : nombre de synérèses (badge violet),
- Diér. : nombre de diérèses (badge orange).
Dans la colonne Vers, les mots concernés sont surlignés dans la
couleur correspondante. Passer la souris sur un mot surligné affiche le détail du
phénomène détecté.
Phonologie
Cet onglet regroupe les analyses portant sur les structures sonores du texte : répétitions de phonèmes et diversité phonétique. Les résultats sont présentés strophe par strophe.
1) Répétitions
Ce tableau met en évidence les motifs sonores qui reviennent plusieurs fois à l'intérieur d'un même vers. Il permet de repérer des effets d'écho, des allitérations et des assonances.
Méthode de calcul
L'analyse recherche tous les groupes contigus de phonèmes (appelés n-grammes)
de longueur variable. Les règles appliquées sont les suivantes :
- tous les groupes possibles de phonèmes sont comptés,
- seuls les groupes apparaissant au moins deux fois dans le vers
sont conservés,
- lorsqu'un groupe plus court est entièrement inclus dans un groupe plus long
ayant la même fréquence, seul le groupe le plus long est retenu, afin d'éviter
les doublons.
Exemple : si la séquence "ʁa" ou "tʁa" apparaît plusieurs fois dans un vers,
elle est détectée et affichée comme répétition.
Lecture du tableau
La colonne Répét. liste les groupes de phonèmes répétés sous
forme de badges colorés. Passer la souris sur un badge indique le nombre
d'occurrences du groupe dans le vers.
Dans la colonne Vers, la transcription phonémique est surlignée :
chaque occurrence d'un groupe répété est colorée avec la même couleur que son
badge, ce qui permet de localiser visuellement les répétitions dans le vers.
La couleur des badges varie selon la longueur du groupe : plus le groupe est long,
plus la répétition est significative.
2) Entropie
L'entropie mesure le degré de diversité et de dispersion des phonèmes dans un vers. Une entropie faible signale la domination de quelques sons ; une entropie élevée indique une grande variété phonétique.
Méthode de calcul
L'entropie est calculée à partir des fréquences d'apparition des phonèmes
(entropie de Shannon), puis normalisée entre 0 et 1 pour permettre des comparaisons
indépendantes de la longueur du vers.
Trois valeurs sont calculées pour chaque vers :
- Glob : entropie sur l'ensemble des phonèmes (voyelles + consonnes),
- Cons : entropie sur les phonèmes consonnes uniquement,
- Voy : entropie sur les phonèmes voyelles uniquement.
Interprétation des valeurs
- Très faible (0-0,45) : forte répétition de quelques phonèmes
dominants. Effet de martèlement, d'insistance sonore ou de monotonie volontaire.
Terrain propice aux allitérations et assonances.
- Faible (0,45-0,60) : répertoire phonétique limité, répétitions
marquées. Sonorité homogène, souvent stable ou incantatoire.
- Moyenne (0,60-0,75) : équilibre entre répétition et variété.
Sensation de fluidité, structure sonore lisible.
- Forte (0,75-0,90) : diversité phonétique, peu de redondance.
Pas d'effet sonore particulier.
- Très forte (0,90-1) : très grande diversité phonétique, presque
aucune redondance. Sensation de complexité ou de richesse sonore.
Exemples
- "Papa a appelé papi." → entropie consonnes très faible
(0,15) : la répétition du /p/ domine largement.
- "Belle perte, en effet ! beau sujet de colère !" → entropie voyelles
faible (0,57) : palette vocalique restreinte.
- "Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus" → entropies globale,
consonnes et voyelles toutes fortes (0,81 / 0,75 / 0,80) : vers phonétiquement varié.
Lecture du tableau
La colonne Entropie affiche trois badges (Glob, Cons, Voy) dont
la couleur indique le niveau : rouge pour très faible, orange pour faible, jaune
pour moyenne, vert pour forte, bleu pour très forte. Passer la souris sur un badge
affiche la valeur numérique exacte.
Phonétique
Cet onglet regroupe trois indicateurs articulatoires calculés vers par vers : la densité phonémique, l'indice d'aperture et l'indice de tension consonantique. Ensemble, ils décrivent comment les sons s'organisent physiquement dans le vers et l'effet auditif qui en résulte.
1) Densité phonémique
La densité phonémique mesure la fluidité et la complexité articulatoire d'un vers.
Elle indique à quel point les sons s'enchaînent simplement ou, au contraire,
s'accumulent en consonnes autour des voyelles.
En poésie, deux vers ayant le même nombre de syllabes peuvent produire des effets
très différents à l'oral : une densité faible tend vers une diction fluide et
chantante, tandis qu'une densité élevée crée une sensation de tension ou de rythme
martelé. En écriture de chansons ou de slam, cet indicateur aide à ajuster la
prononçabilité et le flow : un passage très dense peut devenir volontairement
percussif, ou au contraire difficile à dire rapidement.
Calcul
densité brute = nombre total de phonèmes ÷ nombre de syllabes
En poésie française, la densité brute moyenne est d'environ 2,4 phonèmes par syllabe
(1 voyelle + 1,4 consonnes). La valeur affichée est ensuite normalisée entre 0 et 1 :
- 0 correspond à une structure purement vocalique (1 phonème par syllabe),
- 1 correspond à une structure très dense (3,5 phonèmes par syllabe ou plus).
Exemple : "Quel crime ? quel exploit ? quel forfait insensé ?"
→ /kɛl/kʁi/mə/kɛ/lɛ/ksplwa/kɛl/fɔʁ/fɛ/tɛ̃/sɑ̃/se/
→ 32 phonèmes / 12 syllabes = 2,6 → densité forte.
Niveaux
- Très faible : structure légère, diction aérienne,
- Faible : fluidité marquée, vers coulant,
- Moyenne : densité standard, équilibre entre voyelles et consonnes,
- Forte : vers chargé, articulation plus soutenue,
- Très forte : accumulation consonantique, effet percussif ou heurté.
Lecture du tableau
La colonne Densité affiche la valeur brute (B: x,x) et un badge
de niveau coloré. La transcription phonémique dans la colonne Vers
colore les voyelles pour faciliter la lecture de la structure syllabique.
Survoler le badge affiche la valeur normalisée exacte.
2) Indice d'aperture
L'aperture désigne le degré d'ouverture de la bouche lors de la prononciation d'une voyelle : écartement des mâchoires et hauteur de la langue dans la cavité buccale. L'indice d'aperture vocalique mesure ce degré moyen pour l'ensemble des voyelles d'un vers.
Classification des voyelles
- Fermées (score 5) : /i/ (ville), /u/ (fou),
/y/ (mur),
- Mi-fermées (score 4) : /e/ (été), /o/ (eau),
/ø/ (peu),
- Centrale (score 3) : /ə/ (le),
- Mi-ouvertes (score 2) : /ɛ/ (mètre), /ɛ̃/ (pain),
/œ/ (sœur), /œ̃/ (un), /ɔ/ (porte), /ɔ̃/ (nom),
- Ouvertes (score 1) : /a/ (patate), /ɑ/ (camping),
/ɑ̃/ (pâte).
Calcul
Le score brut est la moyenne pondérée des scores de chaque voyelle du vers,
comprise entre 1 et 5. Il est ensuite normalisé entre 0 et 1.
Interprétation
- Très faible / Faible : sonorité resserrée, tendue. L'effet
perçu dépend du contexte et du rythme : douceur, intimité, discrétion, murmure.
- Moyenne : sonorité équilibrée et neutre.
- Forte / Très forte : sonorité ample et expressive. L'effet
perçu peut être lyrique, chaleureux, véhément ou colérique selon le contexte.
Lecture du tableau
La colonne Ouverture affiche le score brut (B: x,x / 5) et un
badge de niveau. Dans la colonne Vers, les voyelles de la
transcription phonémique sont colorées selon leur degré d'aperture, permettant
de repérer visuellement les zones ouvertes ou fermées du vers.
Survoler le badge affiche la valeur normalisée exacte.
3) Indice de tension
La tension consonantique mesure l'effort articulatoire moyen des consonnes d'un vers. En phonétique, la tension renvoie à la force musculaire et à la précision avec lesquelles les organes de la parole (lèvres, langue, palais) produisent un son. Seules les consonnes sont prises en compte ; les voyelles sont exclues du calcul.
Calcul
Chaque consonne se voit attribuer un coefficient de tension entre 0 et 1 selon
son mode d'articulation :
- 1,00 : /p/, /b/, /m/ (occlusives bilabiales et nasale),
- 0,85 : /t/, /d/, /n/, /ɲ/ (occlusives et nasales dentales/palatales),
- 0,60 : /k/, /g/ (occlusives vélaires),
- 0,45 : /f/, /v/ (fricatives labiodentales),
- 0,30 : /s/, /z/, /ʃ/, /ʒ/ (fricatives sibilantes),
- 0,15 : /l/, /ʁ/ (latérale et vibrante),
- 0,00 : /j/, /w/, /ɥ/ (semi-consonnes).
Le score final est la moyenne de ces valeurs sur toutes les consonnes du vers,
comprise entre 0 (très relâché) et 1 (très tendu).
Interprétation
- Très faible / Faible : consonnes douces et coulantes,
impression auditive fluide et peu marquée,
- Moyenne : effet neutre, équilibré,
- Forte / Très forte : consonnes énergiques et percussives,
vers plus saccadé, rythmé ou dur à l'oreille.
Lecture du tableau
La colonne Tension affiche la valeur numérique (x,xx / 1) et
un badge de niveau. Dans la colonne Vers, les consonnes de la
transcription phonémique sont colorées selon leur degré de tension, du plus relâché
au plus tendu. Survoler le badge affiche la valeur normalisée exacte.
Lexique
Cet onglet regroupe les informations liées à la reconnaissance des mots dans le lexique de référence : alertes sur les mots non reconnus et identification des mots commençant par un h aspiré ou muet.
1) Alertes
Ce tableau signale les mots qui n'ont pas été trouvés dans le lexique lors de l'analyse. Ces mots sont automatiquement traités par l'outil de phonémisation automatique (phonemizer), qui tente de les transcrire en phonèmes par inférence.
La phonémisation automatique reste fonctionnelle mais moins fiable qu'une transcription issue directement du lexique. Les mots concernés peuvent entraîner des imprécisions dans le décompte syllabique, la détection des rimes et les autres calculs de l'analyse. Ils n'empêchent pas l'analyse de se dérouler.
Lecture du tableau
La colonne Nb. alertes indique le nombre de mots non reconnus
dans le vers. Dans la colonne Vers, ces mots sont surlignés
en orange dans le texte orthographique et dans la transcription phonémique.
Passer la souris sur un mot surligné affiche son orthographe et la transcription
phonémique automatique qui lui a été attribuée.
Le nombre total d'alertes pour l'ensemble du poème est également affiché sous
forme de badge dans l'onglet Alertes (badge vert si aucune
alerte, orange sinon).
2) H aspiré
Ce tableau identifie tous les mots commençant par la lettre h et précise, pour chacun, s'il s'agit d'un h aspiré ou d'un h muet. Cette distinction est essentielle en versification, car elle détermine si une liaison ou une élision est possible avec le mot précédent.
Un h aspiré se comporte comme une consonne : il bloque la liaison
et l'élision. On dit "la honte" et non "l'honte", "les haies" et non "les-z-haies".
Exemples : hache, hamster, héros, honte.
Un h muet est transparent phonétiquement : la liaison et l'élision
sont possibles. On dit "l'homme", "les-z-hommes".
Exemples : hôpital, homme, horrible.
Pour distinguer les deux, essayez la liaison ou l'élision : si ça sonne faux ou
impossible, c'est un h aspiré. Pour plus de détails sur les hiatus liés au h aspiré,
consultez la section
Hiatus.
Lecture du tableau
La colonne H aspiré / muet indique le nombre de mots de chaque
type dans le vers. Dans la colonne Vers, les mots concernés sont
surlignés :
- rouge : h aspiré,
- bleu : h muet.
Passer la souris sur un mot surligné confirme son type.