Les douze coups de l'alexandrin
par NoraH76
Quand chantent les douze coups de l’alexandrin. Un poète félibre inspire en maitre libre. En deux mots bien pesés, tu places l’équilibre, Sur trois vers chaleureux. Fuis donc, le malandrin ! Quand chantent les douze coups de l’alexandrin. En quatre, tu tors la langue, ô bon pèlerin ; De cinq coups secrets, tu romps le déséquilibre, Par six accents placés sous un noble calibre. De sept façons ôtant l'âme de mandarin, Quand chantent les douze coups de l’alexandrin. Tu m’enchantes, je danse au rythme des syllabes. En huit sauts de ballet, tu parcours dans ton monde, De neuf beaux jeux de mots, mon cher petit carabe, Tu m’enchantes, je danse au rythme des syllabes. Ainsi le doux sonnet jaillit en une ronde : En ces dix vers divers de dodécasyllabes, En onze, ton but est une fin très féconde. Ainsi le doux sonnet jaillit en une ronde.