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il y a dans mon cœur un hiver sans saison, un silence qui s’installe au fond de MA maison, des rêves autrefois brillants comme des étoiles, qui se sont effacés derrière une immense toile. Je souris par habitude, je ris par réflexe, je cache mes blessures derrière quelques prétextes, je dis que tout va bien, d’une voix familière, quand mon âme, en secret, se perd dans la poussière. Je marche sans avancer, je respire sans vivre, je cherche dans mes souvenirs une raison de poursuivre, mais tout semble si loin, si flou, si dérisoire, comme une lumière éteinte au milieu du noir. J’ai beau chercher encore ce qui pourrait me rendre, une couleur, un parfum, une main à laquelle tendre, il ne reste en moi qu’un étrange silence, un vide sans visage, une absence sans présence. Même mes rêves ont cessé de venir me parler, mes étoiles fatiguées ont fini par s’éloigner, et je regarde le ciel sans savoir quoi attendre, comme si même l’espoir ne voulait plus descendre. Je ne suis pas vraiment triste, je ne suis pas vraiment heureuse, je suis quelque part entre les deux, dans cette brume silencieuse. Et peut-être qu’un matin, une fleur naîtra de mes ruines, que mon cœur retrouvera enfin une lumière au bout de la brume. Mais ce soir, je reste là, avec ce vide contre moi, à chercher dans le silence la trace de celle que j’étais autrefois.

Poésie Tristesse Souffrance

Au fond du gouffre

05/10/2026

Je crois que je suis descendue trop loin, là où même les étoiles refusent de laisser tomber leur lumière. Chaque marche derrière moi s’efface, chaque retour devient impossible, et je ne sais plus si je descends encore ou si je suis déjà arrivée au fond. Le ciel s’est fermé au-dessus de moi, comme une porte qu’on aurait verrouillée de l’autre côté. J’appelle, mais ma voix se brise avant même d’atteindre les murs. Alors je me tais, parce qu’à force de crier dans le vide, on finit par croire que personne n’écoute. Je suis fatiguée de tenir, fatiguée de faire semblant d’aller bien, de porter mes sourires comme on porte des vêtements trop lourds. J’aimerais poser tout ce que je suis, mes peurs, mes souvenirs, mes blessures, mes regrets, et simplement ne plus avoir à lutter. Il y a des nuits où la lumière me paraît être un mensonge, où demain ressemble à un mot étranger, où je ne sais même plus si je serai capable d’atteindre un jour où ça fera moins mal. Je regarde le fond du gouffre et quelque chose en moi murmure : « abandonne. » Comme si lâcher prise était devenu plus facile que de continuer à respirer. Je voudrais partir, pas parce que je sais où aller, mais parce que je ne sais plus comment rester. Et pourtant, quelque part sous les décombres, il reste une chose minuscule que je n’arrive pas à faire taire : une part de moi qui ne demande pas encore de vivre heureuse, seulement de ne plus souffrir autant. Alors je reste là, au bord de moi-même, dans cette nuit sans fin, sans savoir si je remonterai un jour. Je n’ai pas de lumière. Je n’ai pas de réponse. Je n’ai même plus la force d’espérer. Mais je suis encore là. Et pour l’instant, peut-être que cela devra suffire.

Poésie Souffrance Tristesse

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**Ne grandis pas trop vite** Je me souviens de l’enfant que j’étais, De ce jour où l’on m’a demandé de choisir, Entre maman et papa, sans vraiment comprendre, Comment un cœur d’enfant pouvait-il se partager ? Alors j’ai quitté ma maison, mes repères, Pour aller vivre chez ma grand-mère, Avec dans mes petits yeux des questions sans réponse, Et dans mon cœur une enfance qui s’enfonce. Je me souviens aussi de cette journée, Où ma maîtresse m’a vue pleurer en silence, Elle s’est approchée, m’a prise avec douceur, Et m’a dit : « Ne grandis pas trop vite, Ma petite étoile. » Elle m’a offert un livre, comme on offre une lumière, *Le Journal intime d’une chipie*, une histoire légère, Une romance pour oublier, quelques instants, Le poids d’un monde trop grand pour une enfant. Aujourd’hui encore, quand je repense à tout ça, Je revois cette petite fille qui ne comprenait pas, Elle voulait seulement être aimée, sans devoir choisir, Et garder son enfance avant de devoir grandir. J’aimerais retrouver ses yeux, juste un instant, Et lui murmurer : « Tu méritais d’être une enfant. »

Participé le 05/10/2026

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